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jeudi 15 août 2013

Voyage en Atlantide et Lémurie

Auteur inconnu 

Visions d’un voyage hors du corps dans les anciennes civilisations. Extrait du livre « Alliance », d’Anne Givaudan.

Par Anne Givaudan.

Je souris intérieurement à l’idée d’habiter momentanément le corps d’un homme. L’homme baisse la tête, ce qui me permet de voir combien ses membres sont longs et minces, seules les hanches paraissent plus larges.

Je constate, par là même, qu’il est nu et de peau foncée, presque noire.

Une jeune femme avance vers lui, j’ai tout d’abord un peu de mal à détailler ses traits tant l’atmosphère environnante est épaisse… humide et comme baignée d’une brume persistante. Elle se rapproche et tend à l’être que j’habite une calebasse remplie d’un liquide odorant qu’il boit d’un trait. Elle aussi a la peau noire et la silhouette longiligne. Elle n’est guère plus vêtue que son compagnon mais des décorations d’herbes tressées ornent ses bras et sa taille.

Autour de nous, la végétation est dense, semblable à une jungle tropicale ce qui ne m’étonne guère étant donné l’humidité qui règne ici.

J’entends des voix ou plutôt des chants, très envoûtants, très sensuels, à la fois graves et cristallins. Je n’ai aucune idée de leur provenance car je ne vois aucun village, aucun type d’habitation alentour. Cependant comme mue par un septième sens, le couple semble savoir ou se diriger. Nous partons dans une marche rapide qui ne semble pas affecter leurs corps souples.

À l’intérieur de moi, la voix de mon guide reprend: «Nous nous trouvons dans l’une des civilisations principale de la lointaine Lémurie. La race noire était alors dominante et sa culture était un exemple pour le reste de la planète…»

Le couple s’arrête enfin devant un lieu qui pourrait être un village. Je n’ai encore rien vu de tel: les maisons ressemblent à des fourmilières géantes. Elles sont là telles de grands rochers rouges en forme de cônes. On les croirait naturelles tellement tout est savamment intégré dans le lieu géographique. Seules quelques ouvertures artistiquement pratiquées laissent penser que des vies humaines y habitent. L’homme se glisse rapidement et souplement par l’une des ouvertures du bâtiment le plus grand. Mon regard à travers le sien s’accoutume à la lumière ambiante. Une salle aux multiples couloirs… sans attendre nous prenons l’un d’eux qui nous mène à une grande pièce où nombre de personnes de cette même race sont occupées à diverses taches. Un groupe chante et joue d’instruments qui me paraissent complexes, d’autres dessinent sur les parois et sur le sol de la pièce, certains réalisent de très artistiques tissages et je comprends qu’il s’agit d’un endroit consacré essentiellement aux arts. Des fontaines agrémentent le lieu et j’ai même l’impression lorsque je regarde plus attentivement les peintures sur le mur, de les voir bouger et s’animer d’une vie autonome.

«C’est tout à fait juste.» La voix est là, rassurante et paisible.

«Cette civilisation a eu pour fonction de développer d’une façon remarquable tout ce qui concerne les sens. L’atmosphère humide et brumeuse de cette époque a largement contribué au fait que ces êtres ont d abord développé leurs sens intérieurs.

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